Le Red Magazine [#2]
Dans ce nouveau numéro du Red Magazine, on continue d’écumer les sorties de l’année en compagnie du ravageur Donkey Kong Bananza et du bestial Monster Hunter Wilds. Côté rétro, Super Mario Galaxy a, une fois de plus, décroché les étoiles et notre cœur. Enfin, dans le cadre de la récente parution de sa suite, nous nous sommes replongé dans la peau de Jin Sakai, héros de Ghost of Tsushima. Au centre d’une planète, dans des contrées inexplorées, en pleine période de Kamakura ou dans l’infini espace, on espère vous offrir là une nouvelle sélection variée et de qualité !
Sauvés par le Kong
Alors qu’on attendait le prochain Super Mario 3D, voilà que débarque le plus célèbre primate du jeu vidéo, prêt à tout fracasser dans ce titre mêlant plateforme et action, le tout au travers de grandes zones ouvertes. Nouvel ennemi, nouveau side kick et même nouveau look, ce Donkey Kong Bananza remet le gorille à cravate sur le devant de la scène, toujours avec brio. C’est beau (à condition d’aimer la direction artistique, très bariolée), c’est fluide et vraiment agréable manette en main. Si les premières heures laissent songeur, on se rend vite compte qu’il ne s’agit pas là d’un simple exutoire, mais bien d’un bijou de level design aux mille idées de gameplay sublimées. Une aventure qui monte en puissance tout du long et dont la conclusion, véritable orgie de fan service et de mise en scène épique, parachève un nouveau trésor du platformer 3D. Assurément LE must have de la Nintendo Switch 2.



La Menace Fantôme
Une carte postale magnifique dont l’interactivité est réduite à sa plus simple expression. S’il parvient à atténuer les défauts des open world made in Ubisoft, Ghost of Tsushima ne parvient jamais à s’en débarrasser complètement. Malgré une histoire et des personnages sympathiques, mais aussi une bande-son plaisante, cette épopée où est questionné l’honneur tend rapidement à tourner en rond et à ennuyer ses joueurs. La boucle de gameplay, certes agréable, n’est aucunement adaptée à une aventure tirant sur près de cinquante heures pour la platiner. C’est beau, c’est rigolo, mais c’est bien trop creux pour être marquant, malgré quelques bonnes idées de game design ici et là.

Men vs. Wilds
Particulièrement attendu après le succès massif de World, Monster Hunter Wilds entend capitaliser sur les points forts de son aîné : un gameplay précis et mécaniquement riche, des graphismes qui en mettent plein la rétine et une ouverture toujours plus grande à destination des néophytes de la série. S’il ne parvient pas à atteindre tous ses objectifs, notamment du côté de l’optimisation technique, c’est davantage sur son manque de contenu criant et sa volonté de narrer une histoire aux enjeux et aux personnages inintéressants et insipides qu’on râle volontiers. Et pourtant, difficile de bouder son plaisir face à une formule certes connue, mais toujours aussi efficace, notamment grâce aux divers changements sur chacune des armes, sans oublier la nouvelle panoplie de nouveaux monstres à éliminer.



Viser la Lune, ça ne lui fait pas peur
Comme le Big Bang, la création de Super Mario Galaxy relève du miracle. Non content d’avoir démontré comment se réalisait un jeu de plateformes en 3D avec Super Mario 64, Nintendo réitère avec une odyssée spatiale totalement lunaire tant elle a rafraichi un genre entier qu’on pensait alors en désuétude. Avec son concept de mini planètes et de gravité renversant, sa maniabilité à la précision chirurgicale, son utilisation bien pensée de la Wiimote, sa bande-son stellaire, son level design qui file des étoiles plein les yeux, ainsi que son univers dépeint avec une rare poésie, on ne peut que ployer le genou devant un tel chef d’œuvre.

