Le Red Magazine [#4]
« Salut everybody tout le monde ! Ca y est, c’est janvier, bientôt la fin de 2026 ! ». On vous souhaite évidemment une excellente année, la santé, la monnaie, la paix dans le monde, mais surtout une nouvelle cuvée de qualité côté gaming. Qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions. Du côté de Nintendo d’abord, puisqu’ils peuvent enfin se féliciter de sortir Metroid Prime 4: Beyond, après huit longues années de développement ! De notre côté aussi, puisqu’après dix-sept ans, on s’est enfin borné à terminer l’inénarrable Borderlands. Et quitte à adopter de bonnes intentions, on s’est décidé à protéger le potit bébé à sa maman Isaac, héros malgré lui de Goodnight Universe. Bonne lecture !
Le cul bordé de douilles
Borderlands, c’est un jeu PVE jouable jusqu’à quatre en coopération en ligne, le tout sur fond de Mad Max complètement déjanté et à l’esprit beauf assumé. Depuis sa sortie en 2009, de l’eau a coulé sous les ponts, et s’il est aujourd’hui très peu mémorable dans son univers et ses personnages finalement assez creux, on en retient tout de même un gameplay efficace, bien que classique. Son appétence pour le loot et les équipements aux infinies variables le rapproche d’un Diablo, mais la boucle de gameplay et les environnements proposées trouvent ici bien plus vite leur limite que dans la série de Blizzard Entertainment. L’expérience est complétée par quatre DLC, lesquels apporteront un poil plus de variété. Sympathique en solitaire, Borderlands brille bien plus en équipe ; nul doute qu’il sera aussi davantage marrant que ses références appuyées et ses blagues adulescentes et d’un autre âge.



Baby Boss
Dans Goodnight Universe, le joueur est invité à contrôler un bébé possédant des pouvoirs psychiques. Comme dans Before Your Eyes, l’expérience se veut davantage narrative, mais n’oublie pas d’intégrer le joueur dans son aventure. À l’aide d’une webcam, on mime les actions d’Isaac, le jeune bambin ; cligner des yeux, les laisser fermer ou encore tourner la tête permet en effet d’écouter les pensées des différents membres de sa famille, mais aussi de ranger des objets ou, au contraire, de les envoyer valdinguer. Sur consoles, cette feature n’existe tout simplement pas ; une mise à jour est prévue sur Nintendo Switch 2. Et s’il est tout à fait possible de parcourir le titre avec seulement une manette en main, on perd là l’essence même du titre. On s’avoue surpris par la qualité bien tangible de l’écriture, à défaut d’être véritablement chamboulé par la direction artistique un peu trop passe-partout à notre goût. Assez court (environs quatre heures), Goodnight Universe offre une escapade mélancolique agréable, à défaut d’être véritablement marquante.

Psy Chic
Metroid Prime 4: Beyond aura su se faire désirer : huit ans de développement infernal, presque vingt d’attente depuis le troisième épisode de la série, on ne reprendra pas de si tôt Nintendo à annoncer un jeu qui n’en est encore qu’à sa phase de pré-production. Et après autant de délais, qu’espérer d’une aventure créative aussi douloureuse qu’attendue ? Pas grand chose, si ce n’est une œuvre finie et jouable, plus qu’un nouveau maître-étalon de son genre ou un titre qui tutoierait le génie du tout premier Metroid Prime. Fort heureusement, le nouveau titre de Retro Studios propose une excellente aventure, à défaut de proposer quelque chose de réellement nouveau. Ajoutez du « psychique » à toutes les capacités de Samus et vous obtenez une pseudo nouvelle palette de mouvements et de coups. Saupoudrez l’histoire de personnages secondaires sympathiques, mais oubliables et un poil caricaturaux. Enfin, enrobez le tout d’un level design davantage linéaire et d’un hub trop vide dont l’intérêt questionne. Vous obtiendrez ainsi une expérience étrange, à la fois cohérente et décousue, plaisante à joue, mais délébile. On préfèrera retenir les qualités intrinsèques qui nous auront captivées durant quinze heures, que ses rares, mais notables errances.


