Le Red Magazine [#5]

Le Red Magazine [#5]

Février est un mois court, et parce qu’il nous fallait une transition à tout prix, aussi pétée soit-elle, on a décidé de prendre cette période de l’année pour uniformiser le format du Red Magazine. On passe d’une parution toutes les quatre semaines au lieu de trois, dans lesquelles on traitera de trois jeux à la place de quatre. De quoi nous laisser le temps d’explorer davantage les jeux qui passent sous notre radar ; c’est qu’on a un boulot à côté, nous aussi ! Aussi, et nous nous en excusons, on se permet de déplacer d’anciens avis ici même, tous des titres sortis il y a un petit moment : Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée – Édition Ultime, Le Vaillant Petit Page et Ghost of Tsushima. Bonne (re)lecture, et bonne Saint Valentin si jamais vous avez trouvé votre moitié !


L’âge dort

Jouer à un épisode de Dragon Quest, ancien ou récent, c’est se rendre en terrain connu. S’il narre les événements mystérieux du tout premier Éclairé, la série demeure toujours aussi pantouflarde, pour le meilleur comme pour le pire. L’aventure est plaisante, le système de combat au tour par tour éprouvé, la localisation française d’excellente facture, la direction artistique très jolie, mais le tout est légèrement gâché par un rythme inégal, une durée de vie bien trop étirée par rapport à ce que propose le jeu, ainsi que des menus lourdauds et bien laids. La bande-son – orchestrale cette fois ci pour nous autres occidentaux – reprend de sacrés morceaux, mais peine à délivrer des pistes inédites marquantes. Dragon Quest XI S: Echoes of an Elusive Age – Definitive Edition est un titre parfait pour celles et ceux qui découvriraient le J-RPG. Pour le reste des joueurs, il demeure un très bon épisode, quoiqu’un peu trop timoré, même pour la série.

Couverture du jeu Dragon Quest XI

Couverture du jeu Le Vaillant Petit Page

Le livre dont vous êtes le Héros

Le Vaillant Petit Page, c’est une production réalisée avec finesse et attention. Petit bonbon visuel bourré de phases de jeu variées, on apprécie le travail massif abattu sur la localisation du titre et le doublage français. C’est mignon, parfois drôle, jamais franchement déplaisant à parcourir, bien que cruellement dirigiste et malheureusement trop facile pour le commun des mortels tant il assiste le joueur. Une œuvre qu’on vous invite à partager avec des plus petits, lesquels devraient être émerveillés par ce jeu d’aventure prenant place dans et en dehors d’un livre ; une idée amusante et laissant place à bon nombre de situations étonnantes et inattendues, souvent méta et brisant le quatrième mur.


La Menace Fantôme

Une carte postale magnifique dont l’interactivité est réduite à sa plus simple expression. S’il parvient à atténuer les défauts des open world made in Ubisoft, Ghost of Tsushima ne parvient jamais à s’en débarrasser complètement. Malgré une histoire et des personnages sympathiques, mais aussi une bande-son plaisante, cette épopée où est questionné l’honneur tend rapidement à tourner en rond et à ennuyer ses joueurs. La boucle de gameplay, certes agréable, n’est aucunement adaptée à une aventure tirant sur près de cinquante heures pour la platiner. C’est beau, c’est rigolo, mais c’est bien trop creux pour être marquant, malgré quelques bonnes idées de game design ici et là.

Image du jeu Ghost of Tsushima

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