Le Red Magazine [#6]

Le Red Magazine [#6]

C’est l’heure d’un tout nouveau numéro du Red Magazine en ce mois de Mars ! On a beau avoir cherché à thématiser notre petite sélection mensuelle, force est de constater que le résultat est finalement assez hétéroclite dans les genres de jeu explorés. Entre du casse-brique à la sauce Survivors, du tennis complètement déjanté et la suite d’une épopée galactique, difficile d’y voir un semblant de liant. À moins que les boules de BALL x PIT, les balles de Mario Tennis Fever et les – plus ou moins – sphériques planètes de Mario Galaxy 2 ne cherchent à démontrer le contraire ? Que vous soyez amateur de géométrie ou non, on vous souhaite une bonne lecture !


Boules et bile

BALL x PIT, c’est la rencontre improbable du casse-brique et du Survivors-like. Une boucle de gameplay addictive à vous en rendre presque malade tant l’ensemble reste assez répétitif, laquelle joue davantage sur un aspect gambling discutable plutôt qu’une évolution constante de son gameplay. Comparez-le au fast-food du jeu vidéo, celui qu’on sait plus mauvais que d’autres offres affichant fièrement leur volonté de représenter l’Art avec un grand A. Qu’importe, le tout est tellement efficace et réalisé avec soin qu’on en redemande, quand bien même il fait appel à nos plus bas instincts. Et ça tombe bien, puisque le développeur compte gaver son bébé de mises à jour de contenu dans un futur proche. Au rayon des petites déceptions, on s’avoue un poil insatisfait du pan gestion/city builder du titre (on y gère un village et les ressources qui en découlent), lequel aurait mérité davantage de profondeur.


La fièvre du tennis

Parmi les marronniers du plombier moustachu, il y en a un qui ne semble déroger à aucune console ou presque : Mario Tennis. Comme toujours au Royaume Champignon, le tennis qu’on y pratique s’éloigne des conventions (de Genève, diront certains). Là où Aces remettait la série sur le droit chemin après l’infâme opus Wii U, Fever lui, oriente la saga davantage encore vers le party game. Chacun se fera son propre avis sur cette volonté de rendre le jeu moins défensif, et donc moins cruel entre deux joueurs d’un niveau différent. Difficile pour autant de ne pas souligner la finition quasi exemplaire du titre, ainsi que le contenu particulièrement fourni. Camelot connait et récite son tennis par cœur, en dépit d’un manque de surprise, et ses échanges frénétiques à base de pouvoirs chaotiques auront de quoi satisfaire les participants d’une soirée sous le signe de la discorde. En revanche, si vous veniez pour le mode histoire du jeu, on vous conseille vivement de vous épargner une terrible – et inéluctable – désillusion.


Doudou galaktique

Comment succéder à l’un des jeux les plus grandioses de l’histoire du média ? C’est ce qu’aura cherché à répondre l’excellent Super Mario Galaxy 2, sans toutefois y trouver la solution. Pourtant, de prime abord, tout semblait aller dans le sens de l’Histoire : un level design encore plus peaufiné, de nouveaux power up aguicheurs, une bande-son toujours aussi merveilleuse et un gameplay intouchable aujourd’hui encore. Malheureusement pour lui (et un peu pour nous aussi, faut avouer), Nintendo semble avoir oublié l’un des éléments le plus indissociable du premier opus : la magie et l’onirisme de son univers et ses personnages. Ici, on bazarde le hub féérique d’Harmonie pour le vaisseau spatial d’un gros Luma rigolo, mais oubliable. De même, les cinématiques et leur mise en scène épiques disparaissent pour quelque chose de plus classique, quasi clinique. Enfin, le choix des niveaux troque ses erzats de galaxie pour une carte tristement conventionnelle. Une philosophie différente donc, mais qui n’empêche en rien la naissance d’un jeu qui côtoie l’excellence.


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