Test Rétro – Spyro the Dragon

Test Rétro – Spyro the Dragon

Sorti en 1998 sur PlayStation, Spyro the Dragon est le premier épisode d’une trilogie développée par Insomniac Games. À une époque dominée par les mascottes 3D comme Super Mario 64, Sonic Adventure ou Crash Bandicoot, Spyro the Dragon propose une approche plus ouverte et aérienne du jeu de plateforme. Presque trente ans plus tard, il demeure encore aujourd’hui une référence culte de cette génération de consoles. Explications.

Dragon Quest at home

L’histoire du jeu est simple : Spyro, un jeune dragon violet, doit libérer ses congénères transformés en statues de cristal ; le fautif n’est autre que le sorcier Gnasty Gnorc. Le scénario sert surtout de prétexte à l’exploration d’un monde fantastique divisé en royaumes thématiques (celui des Artisans, des Pacifiques, des Ouvriers Magiques, des Créateurs d’Animaux, des Tisseurs de Rêve et de Gnasty), tous reliés par un hub central. Ces divers mondes possèdent une identité visuelle unique et des environnements variés, allant des prairies verdoyantes aux déserts arides. Très jolie, la direction artistique cartoon et colorée bénéficie d’une distance d’affichage remarquable pour l’époque, tout en réalisant des zones de jeu assez vastes. La bande-son, composée par Stewart Copeland (ancien batteur de The Police), participe grandement à l’identité du jeu, chaque thème musical accompagnant parfaitement l’ambiance des niveaux, entre rythmes tribaux, nappes atmosphérique et percussions dynamiques ; difficile pour autant d’être marqué par un ensemble finalement très oubliable.

Le gameplay de Spyro repose sur quatre actions principales : charger pour attaquer au sol et prendre de l’élan, cracher du feu pour attaquer à distance (certains coffres et ennemis y sont résistants), sauter et planer. Cumuler la charge à un saut, avant de planer dans les airs permet de réaliser une glissade planée et d’atteindre des zones et hauteurs autrement impossibles à rejoindre sans. En résulte une vraie sensation de liberté, assez rare pour l’époque, laquelle encourage l’exploration. Dans chaque niveau, l’objectif est de libérer les dragons cristallisés, collecter la totalité des gemmes de la zone et trouver les œufs de dragon, le tout dans le but d’atteindre les 100 % de complétion totale. Sur le papier, on peut s’attendre à une tache ardue comme le ferait un Crash Bandicoot, mais dans les faits, Spyro the Dragon est un titre particulièrement facile à finir ET à compléter. Il faut en effet compter six heures pour boucler l’aventure, et un peu moins de neuf pour tout dénicher.

Cœur de dragon

Il faut reconnaitre que le personnage est assez précis dans ses déplacements, ce qui aide à ne pas rendre le jeu difficile de manière artificielle. Spyro peut également compter sur l’aide d’Étincelle, sa libellule protectrice, pour vaincre Gnasty Gnorc et restaurer la paix. L’insecte sert d’indicateur visuel pour la santé du dragon, laquelle s’étale sur quatre niveaux représentés par autant de couleurs. Lorsqu’Étincelle est de couleur or, la santé du duo est au maximum, s’il est bleu, elle est moyenne et s’il est vert, elle est minime. En subissant des dégâts lorsqu’Étincelle est vert, l’acolyte disparait et laisse Spyro seul à son sort ; en subissant des dégâts, c’est la mort pour le dragon. Une vie peut être également perdue en tombant dans un trou ou dans la lave. Dans chacun de ces cas, Spyro est ramené sur la plate-forme du dernier dragon qu’il a sauvé ou au début du niveau si aucun dragon n’a été sauvé. Lorsque toutes les vies sont perdues, la partie est terminée. Cependant, la partie peut être reprise lorsque l’écran de fin de partie apparaît. Le joueur reprend à partir du niveau où il a perdu sa dernière vie ; un exploit tant le titre regorge de vies à récupérer, ici et là.

Conclusion

Spyro the Dragon n’est pas un mauvais jeu, pour sûr. S’il est parfaitement adapté aux enfants, les plus grands eux, peineront à trouver autre chose qu’un simple titre misant sur l’exploration et son univers coloré et mignon. Spyro the Dragon n’oppose aucune difficulté, que ce soit dans l’adversité ou dans la recherche des divers collectibles. Très complémentaire à Crash Bandicoot avec une philosophie bien différente de ce dernier, on y troque la difficulté pour un level design plus ouvert et des mouvements plus libres. Une œuvre sympathique. 6 sur 10.

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