Test – Rocket League

Test – Rocket League

Quand Psyonix lançait Rocket League en 2015 sur PC et PlayStation 4, le studio ne s’attendait probablement pas à créer l’un des jeux multijoueur les plus durables de la décennie. Mélange improbable entre simulation sportive et arcade motorisée, le titre propose un concept aussi simple que brillant : jouer au football avec des voitures propulsées par des fusées. Pourtant, derrière cette idée insolite, se cache une expérience d’une profondeur remarquable.

Crucifiée ! La voiture s’est envolée !

Prenant ses racines bien loin de Marseille ou de Tourcoing, Rocket League matérialise le rêve des nombreux aficionados de ballons ronds, de belles caisses et de bonnes mousses. Étiqueté 200 % beauf pour certains, véritable révélation vidéoludique pour d’autres, il est certain que le titre de Psyonix ne laissera personne de marbre. Premier hit d’un studio généralement plus habitué à livrer des jeux commande ou faire du support technique pour d’autres acteurs, Rocket League a su titiller à juste titre la curiosité du public. Le but du jeu est relativement simple : vous jouez au football en contrôlant une voiture, le tout en duel ou en équipe comprenant de deux à quatre membres. Assez idiot dans sa forme, Rocket League révèle pourtant très vite toute la subtilité et le fun sommeillant en lui. Ici, pas de règles complexes et encore moins d’arbitre. Il n’y a qu’un seul objectif, et les Phocéens vous le diront sans hésitation : « Droit au But ! ». Sur le terrain, pas le temps de niaiser ; les parties sont courtes, environ cinq minutes, et il faudra alterner entre l’attaque, la défense et la relance.

Bref, ne jamais rester statique sous peine de crouler devant le rythme frénétique des matchs. Le gros point fort du jeu, c’est avant tout son gameplay. Très fun entre amis même lorsque tous sont novices, Rocket League n’oublie pas d’offrir une courbe de progression bien tangible aux plus passionnés et acharnés d’entre nous. Attention ! Pas juste une simple courbe, mais bien une énooorme courbe qui demandera des centaines d’heures pour devenir un as du ballon rond marqué de traces de pneu. Maîtriser sa conduite à terre ou dans les airs, apprendre à cadrer ses tirs ou à réaliser de jolies passes, rouler à toute hâte sur les murs avant de se propulser pour marquer dans le money time, autant de paramètres qui se révèlent bien plus difficiles à dompter qu’ils en ont l’air. L’apprentissage de la physique du titre se révèle au final bien plus important que l’amélioration de sa dextérité personnelle.

On n’a pas la même carrosserie, mais on a la même passion

Pour s’en rendre compte, il suffit de voir des matchs pro puis de se lancer soit même dans l’aventure. Le constat sera terrible, amer, mais qu’importe ! On tentera malgré tout de progresser, car avec de l’entrainement tout ou presque est possible. De ce postulat, Psyonix en a forcément profité pour se lancer dans l’eSport. Avec un jeu unique proposant du challenge et une véritable logique de jeu en équipe, Rocket League a le mérite d’être agréable et lisible à regarder, même pour ceux et celles qui n’y connaîtraient rien. En dehors de ça, le titre propose quelques tutoriels et séances d’entrainement pour se faire la main, un mode championnat contre l’IA, un mode rumble contenant tout plein de pouvoirs destructeurs, ainsi que des modes basketball et hockey qui ont la qualité de proposer une physique différente, plus complexe, aérienne ou rapide. L’autre gros point fort du jeu, c’est évidemment la personnalisation de son bolide et de son profil.

Même les allergiques prendront un malin plaisir à créer, modifier et pimper leur belle tuture. Le plus appréciable reste de gagner des nouveaux objets – toits, antennes, traînées de turbo, roues, stickers, et bien d’autres – pour inventer des voitures à thème. Il y en aura pour tous les goûts ! Certaines voitures ne sont disponibles qu’à l’achat (en DLC unique ou en pack), mais aucune différence autre que le visuel ou le type de hitbox n’est à noter. Il serait également bête de ne pas parler des caisses similaires à celles de CS:GO, contenant des récompenses uniques en plus d’être échangeables, depuis supprimées en faveur des plans, lesquels indiquent clairement ce que l’on peut obtenir. Les échanges entre joueurs eux, ont tout simplement disparu depuis le rachat par Epic Games et le passage en free-to-play du jeu. En outre, Psyonix a mis les petits plats dans les grands en ce qui concerne les terrains disponibles. En plus de proposer des ajouts gratuits régulièrement, tous bénéficient d’une ambiance unique, allant du stade de foot classique aux terrains inspirés de Mad Max: Fury Road ou de la série BioShock.

Conclusion

Délirant et addictif avec sa pléthore de cosmétiques, le jeu est également très agréable à l’œil sans pour autant exploser la rétine. La bande-son reste anecdotique, tout comme le sound design plutôt faiblard. À contrario, l’infrastructure du réseau est relativement bonne, à l’image de l’optimisation du titre. Son gameplay nerveux et fun, qui se montre parfait pour des soirées entre amis, est son véritable point fort. Les plus compétiteurs ne sont toutefois pas délaissés, puisque le pan eSport de Rocket League est à la fois bien développé et parfaitement adapté grâce à la marge de progression titanesque du titre. Si vous et vos amis lorgniez depuis belle lurette sur ce titre, n’hésitez plus ! Gratuit depuis le rachat du studio par Epic Games en 2019 et des centaines d’heures de jeu assurées, il y a de quoi faire. Assurément un des jeux multi les plus prenants de ces dernières années. 7 sur 10.

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