Le Red Magazine [#12]

Le Red Magazine [#12]

C’est bientôt la rentrée et qui dit « rentrée », dit « devoirs ». En plus de fêter la première année d’existence de cette rubrique, septembre signe également pour nous l’occasion de rattraper des rendez-vous manqués, qu’ils soient vieux de trois ou trente ans. Dans ce douzième numéro du Red Magazine, on navigue vers la pépite Donkey Kong Country 2: Diddy’s Kong Quest, avant de se téléporter sur NES ou presque avec Mega Man Legacy Collection et les six premiers titres du Blue Bomber, pour finalement sauver le monde des démons dans Sea of Stars. Quant aux étudiants et autres écoliers, bon courage pour la reprise !


Pirates primates

S’il ne fallait retenir qu’un seul épisode de la trilogie Donkey Kong Country sur Super Nintendo, ce serait probablement celui-ci. Avec Donkey Kong laissé de côté au profit du duo Diddy et Dixie, Rare livre une suite qui améliore presque tous les aspects du premier opus. Les niveaux gagnent en variété, l’ambiance pirate apporte une véritable identité à l’aventure et la bande-son de David Wise s’impose encore aujourd’hui comme l’une des plus marquantes de l’histoire du jeu vidéo. Le tout est porté par un level design qui multiplie les idées sans jamais perdre le joueur. La difficulté est nettement plus relevée que dans le premier épisode et certains secrets sont si bien cachés qu’ils pourront décourager les joueurs les moins patients, mais ces quelques frustrations participent aussi à la richesse de l’expérience. Plus ambitieux, plus inspiré et plus mémorable que son prédécesseur, Donkey Kong Country 2 demeure l’un des plus grands jeux de plateforme en 2D jamais réalisés et reste, pour beaucoup, le véritable chef-d’œuvre de Rare.


Les SiNEStres Six

Mega Man Legacy Collection regroupe les six premiers épisodes d’une franchise aujourd’hui légendaire, tous parus sur NES (pour se procurer les quatre titres suivants, il faut se tourner vers la deuxième compilation de Capcom). Avec du rewind à gogo, des défis annexes et toute une galerie mettant en avant des artworks ou un bestiaire détaillé, difficile de ne pas bouder sa découverte d’une icone du gaming. Réputée difficile, à raison, l’épopée peut se transformer en une balade de santé en rembobinant l’action à la volée, de quoi éviter les crises de nerf sur les séquences parfois injustes du tout premier jeu de la série. Les deux suites ne déméritent pas non plus côté challenge, tandis que la seconde trilogie elle, bénéficie d’un affinement notable de la formule, rendant le défi plus accessible.


Prends t’éclipse et mes claques ♪

Difficile de parler de Sea of Stars sans évoquer les grands classiques qui l’ont inspiré, puisque Chrono Trigger, Super Mario RPG ou encore Golden Sun planent constamment au-dessus de cette aventure signée Sabotage Studio. Grâce à son pixel art somptueux, sa bande-son envoûtante et son système de combat rythmé par des actions contextuelles, il parvient à se forger une véritable identité tout en prenant le meilleur de ses grands frères spirituels. L’exploration y est agréable, les personnages sont attachants et le rythme soutenu donne envie de poursuivre le voyage à chaque nouvelle région parcourue. Si le scénario manque parfois d’impact et que le système de combat finit par révéler ses limites au fil des heures, Sea of Stars reste une magnifique lettre d’amour aux JRPG des années 90, portée par un savoir-faire remarquable et un sens de l’aventure qui ne faiblit jamais.


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