L’automne est désormais bien installé, et notre rendez-vous mensuel du Red Magazine est de retour ! Pour cette quatorzième édition, on vous propose un programme qui devrait ravir les amateurs d’action, avec trois jeux aux approches bien différentes. On commence avec Control Resonant, avant de retrouver le marsupial le plus célèbre du jeu vidéo dans Crash Bandicoot: N. Sane Trilogy. Enfin, on ressort les épées avec Devil May Cry 2, un épisode qui ne fait pas forcément l’unanimité au sein des fans. Entre une nouvelle aventure qui chamboule nos sens, une compilation de classiques et un épisode controversé d’une grande saga, cette sélection d’octobre a de quoi alimenter les discussions. Alors, bonnes surprises ou déceptions ? On vous laisse le découvrir dans ces nouvelles mini-critiques. Bonne lecture à toutes et à tous !
Manhattan-Kaboum
Difficile de reprocher à Remedy Entertainment de manquer d’ambition. Avec CONTROL Resonant, le studio finlandais prend le risque de bouleverser sa formule en troquant les fusillades de Jesse Faden pour les combats au corps à corps de son frère Dylan. Et le résultat ne manque pas de panache ! Dans un Manhattan déformé par des forces paranaturelles, l’exploration devient un véritable terrain de jeu où la gravité et l’architecture semblent avoir perdu toute logique. La direction artistique est toujours aussi fascinante et le scénario, porté par la quête de Dylan et la disparition de sa sœur, réserve de belles surprises. Dommage toutefois que les affrontements finissent par manquer de variété et que certaines activités annexes deviennent répétitives. Malgré ces quelques faiblesses, CONTROL Resonant reste une aventure ambitieuse et délicieusement étrange, qui prouve que Remedy n’a pas fini de nous surprendre.



Crash Bandicool
Difficile de ne pas sourire en retrouvant Crash Bandicoot dans cette N. Sane Trilogy. Les trois premiers épisodes ont été entièrement recréés avec un soin remarquable, et le résultat permet de redécouvrir ces classiques de la PlayStation sous un nouveau jour. Entre les niveaux colorés, les caisses à exploser, les bonus à dénicher et cette difficulté parfois impitoyable, le charme opère toujours. Le contenu est généreux et les nombreux défis de complétion offrent largement de quoi prolonger l’aventure. Malheureusement, certains sauts manquent de précision et les pics de difficulté peuvent rapidement transformer une partie de plaisir en véritable séance de torture. Des défauts qui rappellent parfois l’âge des jeux originaux, malgré le magnifique lifting graphique. Mais c’est aussi ce qui fait son charme : fidèle jusqu’au bout des pixels, Crash Bandicoot N. Sane Trilogy est une excellente façon de replonger dans l’âge d’or de la plateforme 3D façon PlayStation.

Devil Make me Cry
Après un premier épisode devenu culte, Devil May Cry 2 avait la lourde tâche de lui succéder. Malheureusement, Capcom semble ici avoir troqué une partie de la fougue du premier opus contre une aventure beaucoup plus sage. Dante reste toujours aussi charismatique (bien qu’étonnement mutique), les combats conservent quelques belles idées et l’arrivée de Lucia permet de varier les plaisirs, mais l’ensemble manque cruellement de mordant. Les affrontements sont moins nerveux, les environnements beaucoup plus ouverts et les boss, souvent peu inspirés, peinent à offrir le moindre véritable défi. Même la difficulté, pourtant une marque de fabrique de la série, se montre étonnamment permissive. Quelques bonnes idées, comme la possibilité de changer d’arme à distance ou certains passages plus spectaculaires, sauvent l’expérience de l’ennui total. Mais malgré son statut de suite ambitieuse, Devil May Cry 2 reste un épisode étonnamment terne, qui peine à retrouver la folie et l’efficacité de son prédécesseur.




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