Fun fact : ce n’est pas le premier, mais ce huitième numéro du Red Magazine ne comporte pas de titre Nintendo. Mai non ?! Mai si ! C’est là que réside la beauté du mois de mai. Preuve en est, puisque ce mois-ci on explore une station lunaire en compagnie de Pragmata, le dernier titre de Saint-Capcom, une forêt en proie aux ténèbres dans Ori and the Blind Forest, mais également une ville qui aurait besoin d’un bon coup de Kärcher avec PowerWash Simulator. Aléatoire ? Oui, toujours.
Pas très Ori-ginal, mais plaisant
Si aujourd’hui il n’a rien de fondamentalement original, Ori and the Blind Forest était, pour l’époque, le nouveau visage du jeu faussement indépendant. Doté d’une direction artistique sublime, ce metroidvania somme toute classique bénéficie d’une aventure bien rythmée et d’un univers attachant. L’action n’y est pas toujours lisible, le challenge pas forcément présent, mais la durée de vie bien dosée et les contrôles plaisants font de cette expérience un titre agréable qu’on ne saurait que trop recommander aux joueurs en quête d’une aventure permissive, à défaut d’être surprenante.



Nétwayé, baléyé, astiké ♪
Il y a des titres comme ça où, sans trop comprendre comment, on se perd à effectuer des taches rébarbatives durant des journées entières. Avec le sourire et même l’envie d’y retourner. Bref, de l’addiction. Une addiction au nettoyeur haute-pression, activité qu’on ne ferait pas vraiment dans notre quotidien, mais qui trouve ici un sentiment de satisfaction en grande partie provoqué par la mise de côté du réalisme. Car oui, PowerWash Simulator n’est pas vraiment un simulator au sens propre du terme. Il est plutôt présenté comme un titre feel-good où l’on se donne un objectif, avant d’enchainer avec un autre, puis un autre, puis… Ah, c’est déjà l’heure d’aller se coucher ! Aujourd’hui encore, on aura pas fait grand chose d’utile…

Sur la Lune, IA pas d’soucis
Entre deux Resident Evil, Monster Hunter ou Street Fighter, Capcom n’oublie pas d’alimenter ses franchises moins en vue, son catalogue rétro ou de nouvelles IP. C’est le cas avec Pragmata, sorti mi-avril dernier. Dans ce jeu d’action-aventure en vue à la troisième personne, le joueur incarne Hugh lors d’une mission de maintenance routinière sur une base lunaire. Mais une fois arrivé sur place, lui et son équipe n’y trouvent aucun signe de vie. L’intelligence artificielle et les machines se sont retourné contre leurs créateurs. Pour sauver sa peau (et le monde), Hugh est accompagné de Diana, une androïde technologiquement avancée et amicale, capable de pirater les ennemis pour les rendre sensibles aux munitions de notre arsenal. Sublimé par son univers de hard science-fiction et la complicité naturelle et touchante du binôme, le gameplay mêlant TPS et puzzles se révèle particulièrement rafraichissant et brillant. La difficulté est un poil absente, tandis que la critique de l’utilisation de l’IA aurait pu être un peu plus appuyée, mais la notion de multitasking et l’ode à la parentalité font de ce titre « modeste » – mais à la réalisation excellente – un des moments forts de l’année. Excellent.




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