Test Indé – Emily is Away Too

Test Indé – Emily is Away Too

Deux ans après le premier épisode, Kyle Seeley rempile avec Emily is Away Too. La formule est la même, mais se veut plus affinée et généreuse. Pour cela, il faut y mettre le prix, soit un peu moins de cinq euros. Passer d’une expérience gratuite à un produit présenté comme « premium », c’est un choix qui suscite notre interrogation : ça vaut vraiment le coup ?

Never Gonna Give You Up

Si le fond du titre n’a en soit pas vraiment changé, la forme s’est quant à elle bien plus développée. En effet, si le gameplay se résume toujours à choisir une réponse parmi trois disponibles (puis de matraquer son clavier pour simuler l’envoi d’un message via internet), ce titre mixant visual-novel et simulateur de drague enrichit un poil plus sa formule. Le joueur ne devra plus communiquer avec une, mais bien deux prétendantes. D’un côté Emily : voyageuse, naïve et un peu trop bisounours. De l’autre Evelynn, une adolescente nihiliste qui écoute du punk et boit de l’alcool, mais qui fantasme un avenir posé. Contrairement au premier jeu, celui-ci permet d’obtenir une fin positive ; on peut toutefois s’emmêler les pinceaux en essayant de draguer les deux à la fois. Si l’intrigue est mieux écrite que précédemment, les personnages sont malheureusement bien plus clichés. Mention spéciale à la séquence de « course », où il faudra rapidement alterner entre les deux demoiselles pour ne pas s’attirer leurs foudres.

Conclusion

S’il offre plus de choix de personnalisation et deux prétendantes, Emily is Away Too pêche sur quelques points par rapport à son aîné : personnages caricaturaux, impossibilité d’afficher le jeu en plein écran, toujours pas de localisation française malgré son passage à un modèle tarifaire premium, il y a de quoi être un peu déçu. Fort heureusement, le titre propose une immersion renforcée à l’aide de fichiers externes, comme la fausse plate-forme de vidéos YouToob, ou le backlog d’une discussion entre deux collégiens. Reste que le sentiment final est loin d’être aussi bon qu’en 2015, puisque Emily is Away Too ne dispose pas de l’effet de surprise qu’avait son aîné, en plus de n’apporter que trop peu de nouveauté pour quiconque a déjà pu s’essayer le premier épisode. 5 sur 10.

Kalimari

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